Carnet de campagne, acte 1

23 03 2011

M’Hamed-Ali Bouassida, du Comité local « Mer et Maures »
était délégué pour le 1er tour à la Croix-Valmer.
il a immortalisé quelques phrases,
quelques brèves de comptoir
-pardon- sorties d’isoloir :

« Mais qu’ils sont devenus nombreux maintenant… »

« Ils se croient chez eux… »

« C’est la faute à Giscard qui les a fait venir… »

« Et ce Cohn-Bendit, il respire la haine,
vous l’avez vu quand il parle… »

« Ne l’oubliez pas, je suis gaulliste… »

« Aubry est encore pire que Ségolène… »


« Voilà c’est fait, j’ai voté et j’ai voté comme il faut… »


« Et Fabius ! (prononcé à la méridionale en accentuant le i et le u, NDLR),
il a foutu tout le monde dans la merde avec le sang contaminé et on voit encore sa tronche
à la télévisiong… »

« Mon cousin est allé à l’hôpital, il est tombé sur un médecin comorien, il a failli prendre la fuite… »

« Allez à Marseille, vous ne verrez que ça, ils sont chez eux… »

Fin du scrutin, les agents municipaux s’affairent, on installe les tables,
quelques personnes rompues à la pratique du comptage,
des voix s’installent, et de tous les coins de la salle fuse :
Spada, Molina, Molina , Spada, Spada, Molina

Venez signer Monsieur…

Perdu au milieu de ce monde de fous, le coeur battant,
je signe, je salue Monsieur Le maire et je me sauve.

Entre le bureau de vote et mon domicile, je n’ai pas vu défiler la route.

Merci à vous toutes et tous,
qui étiez délégué(e)s et qui avez porté notre voix
sur la voie du vote fertile.
Jean-Laurent Félizia


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